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Panier Vide
LE CHÂTEAU DE LA GRANGE

Historique du vin au Canada

En 1535, lorsque Jacques Cartier a exploré le fleuve Saint-Laurent, il a noté la présence de vignes sauvages sur l'Île d'Orléans, en Nouvelle-France et c'est pour cette raison qu'il lui donna le nom d'L’Isle de Bacchus, en 1535, une référence au du dieu romain de l'ivresse.


En
1608, lorsque Samuel de Champlain s'installa sur le site de la future ville de Québec, il y planta des vignes françaises (vitis vinifera) et constata qu'elles ne survivaient pas à l'hiver du pays. De petits vignobles apparaissent tout de même dans la colonie au fils du temps. On continua donc les vinifications avec les vignes arbustives locales, mais, en 1664, force fut de constater qu'elles ne donnaient qu'un vin âcre et teinturier. Les colons se mirent à faire du vin avec le raisin sauvage mêlé à autres petits fruits. Ce ne fut pas meilleur.

En 1731, les Sulpiciens de Montréal possédaient un vignoble de trois arpents fournissant le vin de messe nécessaire à tous les offices de la religion catholique3.


En
1739, la Nouvelle-France bu 775 166 flacons de vin. La population adulte étant alors de 24 260 personnes, cela représentait à 32 litres. À titre de comparaison, en 1992, la consommation moyenne des Québécois ne fut que de 14 litres par personne et par an2.

En 1867, lors de la Conquête par l'Angleterre et jusqu'à la Confédération ce furent les alcools qui prirent le pas sur le vin. Les Anglais durant cette période avaient interdit tout commerce avec la France.

 

Dans les années 1880, en Montérégie, Charles Gibbs de Saint-Paul-d'Abbotsford cultiva, sur le versant du mont Yamaska, 47 variétés de raisins provenant d'hybrides nord-américains et de croisements européens. Il a en pépinière 30 000 plants de vigne, mais ne vinifie pas lui-même.

 

À la fin du XIXe siècle, les échanges ayant repris avec la France, l'exportation du vin augmenta de façon constante. Les années de guerre et la prohibition aux États-Unis firent privilégier les échanges avec l’Europe. La viticulture québécoise périclita. Elle fut sauvée par l'arrivée d'immigrants comme les Italiens, les Portugais et les gens d’Europe centrale, qui se lancèrent dans la culture de la vigne.

Durant les années 1970, les jeunes Québécois purent séjourner en France et en Europe et ils firent la découverte des vins du vieux Continent ce qui incita quelques-uns à se lancer dans une viticulture de qualité sans l'aide des gouvernements québécois ni canadien, qui pourtant, à la même époque, subventionnaient massivement les cultures fruitières2.

Le 2 novembre 1979, Joseph-O. Vandal est considéré comme le père de la viticulture moderne au Québec. Avec quelques collaborateurs, il fonda l’association des viticulteurs du Québec dont les objectifs sont le développement et la promotion de la vitiviniculture au Québec. Pour ce faire, le Vignoble communautaire de Bourg-Royal à Charlesbourg fut planté en 1983. Avec l’aide de Mario Cliche, enseignant à l’Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe et lui-même spécialisé dans les croisements de la vigne, il développa en 1985, soit au bout de quarante ans de labeur, le premier véritable hybride rustique de vigne : le vandal-cliche. Ce cépage blanc a été obtenu à partir des cépages grands-parents aurore, chancellor, Prince of Wales et vitis riparia. Le plant atteint à maturité une hauteur de 2 m et une largeur de 1 m.

Depuis le début des années 1980,on assiste à une nouvelle expansion Au XXIe siècle, il y a une cinquantaine de vignobles au Québec, tout au long et au sud du fleuve Saint-Laurent, et une production de 40 000 bouteilles/an. Il est à souligner que lors des concours internationaux, les vins québécois ont remporté plus de 140 médailles en seize ans.

« Le vin canadien pâtit encore de sa réputation d'antan, où la "piquette" faisait office de vin. Le succès des vins canadiens lors de concours internationaux témoigne de l’essor qualitatif et contribue à modifier la perception des consommateurs. »

Le Québec est plus connu internationalement pour ses cidres de glace mais on produit également du vin principalement avec des cépages hybrides. On y a implanté en 2010 un programme de certification, de contrôle de la qualité. Il vise, entre autres, à garantir que les raisins utilisés proviennent vraiment du Québec.

 

COMMERCIALISATION:

Le principal vin exporté est le vin de glace, appelé en anglais icewine.

Ce qui nuit au développement des vignobles québécois, c’est que la vente du vin au Québec et au Canada est régie par des monopoles d'État, tel la Société des Alcools du Québec (SAQ) et la Commission des liqueurs de l'Ontario (LCBO).

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Viticulture_au_Canada

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